Mes chers amis,

Il n’a pas été facile de prendre la décision de maintenir ce meeting et de trouver les mots justes pour vous parler. De trouver le juste équilibre entre dignité et responsabilité. Mais notre responsabilité c’est justement de poursuivre le combat pour la reconstruction de notre pays dont les élections régionales sont l’une des batailles.

Après la stupéfaction, Nous avons de la compassion, et un immense sentiment de tristesse pour nos 130 morts et pour ces centaines de blessés que les médecins et leurs familles veillent encore, à l’hôpital ou chez eux. A eux vont d’abord nos pensées, nos prières et notre action.

Mais ni le désarroi ni la lâcheté ne doivent nous étreindre en ce moment. Les gens qui nous ont déclaré la guerre sont le fruit d’une idéologie précise, une idéologie de mort dont la mécanique s’est mise depuis longtemps en marche.

La seule union nationale qui compte et à laquelle nous adhérons aujourd’hui, c’est l’union nationale pour nos morts et contre l’islamisme, pas pour sauver le soldat François Hollande.

Je suis comme vous, je suis triste et en colère. D’« Une colère froide qui nous saisit le cœur », comme l’a si bien dit Marine Le Pen. Notre colère est légitime alors que nous avons crié, seuls, dans le désert depuis tant d’années pour alerter sur la menace qui se profilait. Dans le désert de leur aveuglement, de leur cynisme ou de leur complicité. Mais le temps n’est pas à l’amertume. L’histoire les jugera. Nous n’avons pas ici le temps ni même l’envie de juger des personnes. Aujourd’hui, ce sont des actes que nous devons poser.

Notre devoir aujourd’hui, c’est d’abord de répondre au défi immense qui nous est lancé. De répondre présent face à la barbarie. D’être ce pays debout, qui ne cèdera sur rien.

Les grandes décisions devront être prises au niveau national : c’est là qu’il faudra contrôler enfin les frontières, des frontières nationales et non européennes comme l’a déclaré le chef de l’Etat, là qu’il faudra décider des expulsions nécessaires notamment des étrangers fichés S, restreindre l’acquisition de la nationalité, et en finir avec ce droit du sol qui fabrique des français qui n’en sont pas, réformer l’éducation en général pour retrouver l’amour de la France et la fierté d’être Français, décider des moyens de police et de défense qui nous permettront de gagner cette guerre, qui est extérieure mais aussi intérieure.

Ceci, nous l’exigeons du gouvernement et nous ne lâcherons rien avant que cela nous ait été donné. Il en va de la sécurité et de la vie des Français.

Les solutions, les mesures d’urgence, de salut public même, nous les connaissons. Nous les connaissons si bien que nous les réclamons depuis des mois, parfois des années, parfois même des décennies.

Oui : maintenant le président Hollande parle de déchéance de nationalité pour les islamistes binationaux ; oui, maintenant le premier ministre Valls reconnaît qu’il y a dans nos banlieues – et je le cite – « des dizaines, des centaines, des milliers de jeunes qui sont attirés par le djihadisme » ; oui, maintenant le ministre de l’Intérieur Cazeneuve, veut expulser les imams étrangers radicaux et fermer les mosquées extrémistes !

Il aura fallu 130 morts, 130 morts pour que ce qui nous valait hier les huées, les insultes, parfois même les procès, devienne une vérité. C’était pourtant déjà depuis longtemps une réalité… J’en veux pour preuve notre affiche « Non à l’islamisme » interdite par la Justice lors des dernières élections régionales.

Faudra-t-il encore d’autres morts pour qu’ils aillent au bout ? Pour qu’ils reconnaissent qu’il faut en finir avec l’immigration massive, le terreau au sein duquel l’islamisme se développe et le djihadisme puise ses soldats ? Seront-ils capables d’une telle remise en cause ? Eux qui viennent d’ouvrir grand les portes de l’Europe aux migrants, 3 millions d’ici 2017 selon la commission européenne. Une aubaine que l’Etat islamique n’a pas manqué de saisir. L’un des terroriste avait transité par la Grèce avant d’obtenir frauduleusement le droit d’asile en France.

Dès aujourd’hui, dans quelques semaines, nous pouvons commencer à faire basculer le destin de la France.

Nous ne sommes pas des marchands de peur et d’illusion, comme ceux-là qui sont à droite quand c’est la guerre, et à gauche quand c’est la paix.

Nous ne sommes pas du monde d’avant, comme ces aveugles dont les yeux seulement aujourd’hui se dessillent et qui comprennent trop tard que le monde change.

Le message et le projet que je porte, avec mon équipe, sont d’abord tournés vers l’avenir. Si nous nous battons aujourd’hui, contre des forces négatives et puissantes, ce n’est pas dans la nostalgie, c’est pour demain.

Notre projet est solide et réaliste. Je ne vous promets pas la lune. Seulement la terre, votre terre.

Cette terre que vous connaissez si bien, que vous aimez, et dont vous refusez qu’elle soit seulement celle des trains qui arrivent en retard, celle de la délinquance à grande échelle, celle de la pauvreté et du chômage, celle de la mort de nos campagne, celle de l’urbanisme qui détruit nos paysages, celle du communautarisme de moins en moins rampant. Celle enfin des victimes du terrorisme islamiste.

Une terre particulière mais qui est peut-être plus française qu’aucune autre puisque c’est toujours ici que se sont acclimatées les diverses traditions qui ont fait notre civilisation. Depuis ces sommets que franchirent les légions d’Hannibal jusqu’à ces rivages de la mer intérieure, on peut dire que c’est ici comme dans un ventre fécond que s’est formée la France.

La raison grecque est arrivée par la cité phocéenne, l’ordre latin par cette Province romaine des Alpes-Maritimes dont le nom est resté, la foi chrétienne par Lazare, premier évêque de Marseille donc des Gaules, et par Marie-Madeleine, la pécheresse sanctifiée. Le couloir du Rhône est ce lieu par où toujours est passée et s’est diffusée la civilisation.

Des sommets blancs des Alpes à la population insoumise en passant par la Provence, ce pays des gens qui chantent sous le soleil disait Mistral – c’est ici que, dans leurs variétés locales et leurs accents, se sont développés et ont crû les arts européens.

Comme cette langue d’oc, que le même Mistral appelait la « première langue littéraire de l’Europe civilisée », et qui continue de résonner faisant de la France ce pays des deux Oui qui se répondent : l’oïl du septentrion, et l’oc du midi.

Cet héritage, il est grand temps de le revendiquer et de le défendre. Nous ne sommes pas n’importe qui ou n’importe quoi. L’identité Française existe, n’en déplaise à M. Mélenchon, elle n’est pas née en 1789, n’en déplaise à la gauche, sauf à ignorer nos cathédrales et nos châteaux! Qui n’a pas vibré au sacre de Reims et à la fête de la fédération n’est pas vraiment Français.

Si nous savons ce que nous sommes, nous savons aussi ce que nous ne sommes pas. Nous ne sommes pas une terre d’islam et si des Français peuvent être de confession musulmane, c’est à la condition de se plier aux mœurs et aux modes de vie que 16 siècles de chrétienté ont façonné. Chez nous on ne vit pas en djellabah ou en voile intégral, on n’impose pas des mosquées cathédrales aux minarets dressés comme une provocation. A rome, fais comme les romains ; en France, fais comme les Français.

Si nous voulons trouver la force et le courage de défendre notre mode de vie , il va falloir puiser en nous les vertus du passé et l’espérance en l’avenir. Vendredi dernier, les Français ont récupéré l’une des armes dont ils auront besoin : leur conscience. Elle leur a été jeté au visage, non sans écorchures. L’autre arme dont nous aurons besoin : la connaissance et l’amour de nous-même, c’est-à-dire la fin de l’auto-culpabilisation. Non ! Les départs pour le djihad ne sont pas dus « à l’islamophobie » comme j’ai pu l’entendre dans la bouche de nombreux élus de droite comme de gauche qui font glisser la responsabilité des bourreaux vers les victimes. Les départs pour le djihad sont dus à l’expansion de l’islam radical qui avance chaque fois que la République recule. C’est pourquoi nous avons une fois de plus raison de refuser de ceder d’un pouce aux revendications communautaristes, partout tout le temps! Car cela commence avec les repas de substitution, puis ce sera les horaires de substitutions et enfin, demain, les lois de substitution… Il faut aussi en finir avec la culture de l’excuse. Nous connaissons le lien entre islamisme et grand banditisme. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les profits des terroristes, trop souvent multi-récidivistes dont plusieurs, comme Coulibaly, Merah ou Nemmouche, auraient dû être derrière les barreaux au moment de leurs meurtres. Ces monstres ne sont pas le fruit du chômage et de la pauvreté, ils sont le fruit du laxisme d’Etat, de l’abandon des banlieues aux trafiquants de drogue et d’arme, de l’abandon de l’assimilation, de la promotion du communautarisme, de l’irrespect de la loi et de l’absence d’autorité dans les prisons. Manuel Valls en allant s’excuser suite aux commémorations des émeutes de 2005 ne fait que justifier et encourager le ressentiment à l’égard de la France. Sinon comment expliquer que certaines de nos campagnes, qui ne bénéficient pas des centaines de millions d’euros de la politique de la ville déversées dans les quartiers, où les plus grandes pauvretés prospèrent dans l’indifférence générale, ne brûlent pas de voitures?

Il faut réarmer notre peuple moralement et psychologiquement. Je sais que Je peux compter sur vous. Vous le savez, il nous reste deux semaines et il y a tant à faire. Rien n’est plus fort qu’une idée dont l’heure est venue disait Hugo. Ensemble, faisons-les mentir, ces incompétents qui se croient profs de tout. Ils n’ont rien appris, et persévèrent dans l’erreur. Ils sont contents d’eux. Ils sont agressifs mais c’est parce qu’ils savent que leur temps est passé.

Car où est-il leur bilan à ces socialistes qui se débandent, sinon dans les livres de dette ? Où est-il sinon dans les chiffres terrifiants de la délinquance? Dans les comptes déficitaires des entreprises qu’ils ont laissées mourir pour arroser leurs petits copains ?

Où est-il, ce bilan, sinon sur ces quais de gare où l’on attend des heures ce qui ne vient pas ? Le train a déjà sifflé trois fois pour la majorité socialiste. C’est fini, il ne passera plus pour eux.

Quant au bilan des Républicains, il est déjà fait lui aussi, c’est celui de Monsieur Sarkozy, l’homme qui croit encore au retour du Jedi. C’est le bilan désastreux d’une fausse droite qui de Nice à Tripoli, aura abaissé la France, livrés des pays à la charia, bradé notre liberté à l’Union européenne, défendu corps et âmes l’abolition des frontières et fait avancer les négociations de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Cette droite qui aura partout où elle le pouvait, du sommet de l’Etat jusque dans les collectivités locales et les villes, augmenté les impôts et endetté le pays au point de nous livrer à nos créanciers. Tout cela pendant que dans nos municipalités, comme à Fréjus, nous désendettions les Français.

Quand le vent des sondages tourne, les responsables virevoltent comme des feuilles mortes. Ils aiment être dans le vent.

Dans cette campagne Christian Estrosi nous aura tout fait : l’homme de droite inflexible au début, puis l’homme de gauche « plus social que les socialistes » disait-il encore voici deux semaines, et puis à nouveau – parce qu’il ne recule devant rien – le héraut de la sécurité et de la lutte contre l’islam radical. Le tout après avoir enrôlé dans son comité de soutien des hommes de gauche, boudjellal qui se qualifie « d’homme de gauche, mondialiste et Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande mosquée de Paris qui veut doubler le nombre de mosquées en deux ans, en utilisant éventuellement des églises « vides ».

Mais comment peut-il ?

Comment peut-il prétendre lutter contre l’insécurité et même venir donner des leçons, lui qui a appartenu au gouvernement responsable de la suppression de 12 500 postes de policiers et gendarmes, 54 000 militaires, 2 500 douaniers ?

Comment peut-il prétendre lutter contre l’islam radical quand il a appartenu au gouvernement qui a tout donné au Qatar, au gouvernement qui a assis les islamistes de l’UOIF, l’Union des Organisations Islamiques de France, c’est-à-dire l’émanation des Frères Musulmans dans notre pays, à la table de la République avec le CFCM ?

Comment peut-il prétendre lutter contre l’islam radical quand lui-même, à la tête de la ville de Nice, subventionne l’association de jeunesse de l’UOIF ? Quand sa municipalité a été condamnée pour violation du principe de laïcité en accordant un loyer sous-évalué à une mosquée radicale ? Quand il travaille bras dessus, bras dessous avec des imams qui défendent l’ancien président Egyptien Morsi issu des frères musulmans ou qui invite à la mosquée Hani Ramadan qui fît l’apologie de la lapidation. Je vous cite la phrase « la lapidation des femmes est une injonction divine, elle constitue une punition mais aussi une forme de purification ».

C’est donc ça l’équipe qui prétend s’opposer aux échecs socialistes, c’est donc ça son projet pour relever notre région ? Ne nous faites pas rire. On pourrait poursuivre des heures sur leurs mensonges et leurs renoncements. Mais nous avons autre chose à faire. Car au fond, nous ne jouons pas un match contre M. Estrosi ou M. Castaner. Nous ne partageons rien de leurs méthodes, qu’ils disent politiques, et qui sont politicardes à l’ancienne, qui consistent seulement à attaquer le voisin pour faire le beau. Nous avons bien autre chose à faire.

Non, décidément, nous ne sommes pas de ces hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes selon le bon mot de Bossuet.

Mais soyons justes : ces hommes de l’UMPS qui se reforme sous nos yeux sont aussi des héritiers. Oui, les héritiers d’une longue tradition du déclin et de l’échec. D’une tradition qui porte en elle depuis le commencement les conditions de sa fin. Vous savez ce qu’ils ont fait de cette région, ceux-là qui main dans la main et la bouche en cœur aujourd’hui se représentent à vos suffrages sans vergogne aucune. Ils l’ont endettée, ils en ont blessé la légitime fierté, ils ont essayé – comme si cela était possible – d’en assassiner l’identité, ils y ont découragé l’esprit d’entreprise, ils en ont méprisé les bergers et les agriculteurs, ils ont fait de ses villes des nids de délinquance et de ses villages des zones de relégation. Ils ont tenté de faire courber l’échine à ce peuple, ils lui ont fait honte.

Alors pour cacher leur bilan, ils mentent, ils agressent, ils « diabolisent ». Il parait qu’avec nous les 10 plaies d’Egypte s’abattront sur la PACA, qu’une éclipse aura lieu le jour de l’élection, que nos entreprises délocaliseront et que la culture sera censurée.

La culture, parlons-en !

En réalité, nous n’avons aucune, vraiment aucune, leçon de culture à recevoir de ces gens, qui croient que l’art a débuté en 1905. Nous aimons l’art du XXIème siècle, nous aimons aussi celui d’avant, parce que notre mémoire est plus grande, notre cœur est plus vaste, notre sensibilité plus fine et plus exercée que la leur. Oh non, ne vous laissez pas impressionner un instant par leurs discours d’enragés de gauche, qui craignent tellement que l’on vienne leur ôter cet os à ronger que de Gaulle leur avait abandonné. Ils veulent tout idéologiser, c’est à ça qu’on les reconnaît. Ils aimeraient savoir si van Gogh ou Gauguin étaient de gauche, féministes ou gay-friendly. La belle affaire. Van Gogh et Gauguin venaient d’abord chercher ici la merveilleuse lumière de Provence.

Ne vous laissez pas impressionner car ils ne s’appliquent pas les slogans et les leçons de morale qu’ils récitent la main sur le cœur, ces leçons vous sont réservés. Ils regardent « la diversité et le vivre-ensemble » depuis leur balcon mais ils se gardent bien de la favoriser dans les écoles privées où ils mettent leurs enfants.

Ces gens sont des nihilistes, et ils se moquent de vous. Ils sont Charlie après l’orage ! L’orage que nous annoncions et qu’ils niaient.

Mais à cela, à ce nihilisme, nous opposons un autre héritage. Nous sommes les héritiers d’autre chose, d’une grande et longue histoire, nous qui sommes « pour ce qui dure contre ce qui fait semblant de durer », comme disait Péguy.

Ainsi, si vous le voulez bien, nous reprenons dès aujourd’hui, ensemble, notre culture, notre identité et notre histoire. Nous sommes l’avenir. Nous sommes du côté de l’histoire. Car l’histoire, ce n’est pas subir, ni la domination de l’argent, ni la paresse d’un Etat devenu incapable à force d’être obèse, ni les injonctions irresponsables d’instances supranationales que personne n’a élues.

L’histoire, c’est vous, c’est nous, c’est le fruit de ceux qui ne veulent pas subir. Le sens de l’histoire, il est ici et maintenant, incarné par ceux qui refusent de subir le grand remplacement, qui refusent l’Europe prison pour ses peuples et passoire pour les terroristes, qui refusent l’islamisme meurtrier.

A la tête de la région, je vous le promets, nous allons faire de la politique autrement. Loin des habitudes, loin des conformismes. Nous apportons déjà un regard nouveau, libre de tous les clientélismes. Nous ne subirons jamais la tentation d’utiliser les moyens de la région à notre profit, car nous ne sommes pas tenus par les lobbys, nous ne sommes pas de Nice ou de Marseille, mais de la région tout entière. Nous ne nous ferons jamais dicter nos dépenses par le politiquement correct qui voudrait que l’on donne tout aux mêmes selon la bien-pensance du moment ou aux minorités qui réclameraient toute notre attention.

A la tête de la région, nous en ferons au contraire le partenaire des véritables oubliés : la France de la ruralité, la France périphérique, la France qui travaille et qui ne trouve devant elles qu’obstacles, indifférence ou mépris.

A la tête de la région, nous n’en ferons pas non plus l’outil de déstructuration de la nation comme le souhaiterait Bruxelles. Nous refusons ce projet, et nous en referons ce qu’elle a toujours été, une composante éminente de la France.

A la tête de la région, nous lutterons pour que la Riviera ne soit pas demain la favela.

A la tête de la région, nous serons le partenaire des très petites entreprises

A la tête de la région, nous assainirons les comptes publics.

A la tête de la région, nous mettrons fin au clientélisme et au communautarisme.

A la tête de la région, nous soutiendrons les agriculteurs et les bergers.

A la tête de la région, nous rétablirons la sécurité, notamment dans les transports.

A la tête de la région, nous développerons la culture.

A la tête de la région, nous musclerons la formation professionnelle.

A la tête de la région, nous favoriserons le tourisme.

A la tête de la région, nous soutiendrons la production locale et les circuits courts.

A la tête de la région nous serons en première ligne pour arrêter la submersion migratoire actuelle, en attendant le grand changement national de 2017. Le vrai grand remplacement, celui de ces nihilistes par une équipe amoureuse de la France.

Mais il faut le dire haut et fort, comme un serment que nous faisons devant vous.

Car tout ceci n’est pas un jeu politique pour nous. Nous ne voulons la mort de personne, contrairement à Monsieur Sarkozy qui dit mener une guerre à mort contre nous, nous voulons seulement, et c’est déjà immense, la fierté retrouvée des Alpins, des Niçois, des Provençaux. Nous voulons ouvrir, avec vous, ensemble, une autre voie à nos compatriotes. Nous voulons montrer à la France entière que le redressement est possible et qu’il commencera ici.

Notre région, symbolique entre toutes, ne peut se limiter à être la bordure la France, ou le terminus européen de l’autoroute des vacances. Au contraire, elle doit devenir demain l’image la France toute entière, c’est-à-dire de la nation civilisatrice. Et elle le doit plus que jamais quand la Méditerranée n’est plus la mare nostrum, mais est devenue l’instrument du chaos.

En nous battant pour cette région, c’est la France en général que nous voulons contribuer à défendre. A tous ceux qui ne savent plus ce qu’est la France, nous le rappellerons par les mots de Péguy qui disait, au moment même où il partait à la guerre pour y tomber dès les premiers combats, que défendre la France, c’est « défendre Poitiers, Bouvines, saint Louis, Jeanne d’Arc, la Sorbonne et les cathédrales, Racine et Molière, la plus belle langue du monde » !

C’est cela la France, consciente de son identité et de ses communautés naturelles, familles, entreprises, associations et collectivités locales. C’est pourquoi nous refusons leur rêve technocratique, déraciné qui veut vous déposséder de tout. L’individu seul face l’Etat, tel est le rêve de tous les tyrans sanguinaires : ils savent qu’il est plus facile de manipuler des individus déracinés, consommateur, déculturé, que d’infléchir la liberté intérieure des êtres enracinés dans des solidarités naturelles et locales que sont les familles, les métiers et les provinces.

C’est cela que nous voulons restaurer et soutenir, par tous les moyens qui seront à notre disposition.

A la tête de la région et demain au Pays, nous renverseront la vapeur, et nous la mettrons avec toutes ses structures au service des initiatives de ses habitants. Nous restaurerons vos libertés, de penser, de parler, d’entreprendre, de vivre dans vos coutumes et dans vos mœurs.

Notre combat régional est lié à notre combat national. Car sans frontières et sans souveraineté, cette liberté disparaît.

La France, cet immense rêve humain que rien ne prédisait, ne peut oublier de quoi elle est née, de l’harmonie de ses régions. Paris a inondé le monde de sa sagesse, de ses arts, de sa grandeur, de sa philosophie. Mais elle ne l’a pu, cette ville, cette capitale, qu’autant que ses régions, ses campagnes venaient irriguer par vagues successives les veines de ses murs minéraux d’un sang ardent et non encore uniforme. Paris, cette œuvre sublime, doit maintenant aussi rendre ses droits à qui l’a servi. C’est-à-dire laisser respirer les régions de leur souffle propre. ( Passage supprimé à l’oral)

L’heure est à l’organisation nouvelle des territoires, à la recherche d’une harmonie neuve entre espaces agricoles, sauvages et urbains. L’heure est au développement d’une industrie nouvelle, respectueuse des rythmes humains et naturels, et productrice de biens de haute qualité. L’heure est au « small is beautiful » ( supprimé à l’oral), l’heure est à l’écologie intégrale, à la reconstruction d’une autorité juste, c’est-à-dire proche de ses citoyens, qui ne peuvent demeurer ces administrés lunaires ou ces consommateurs imbéciles que tous les pouvoirs croient dominer.

L’heure est à la révolte pacifique, à la chouannerie constructive, qui, loin d’abîmer la France, la revivifiera en profondeur.

En vérité, il suffit de cet Etat qui ne sait plus que surveiller sans protéger. Il suffit de ces donneurs de leçon qui traquent le déviant intérieur et sont incapables de la moindre décision diplomatique, policière ou militaire. Il suffit de ces résistants de pacotille qui reniflent le fascisme chez le moindre journaliste, philosophe ou écrivain qui avertit de la catastrophe, et financent dans le même temps sur les deniers publics les expositions les plus immondes pour réveiller papy soixante-huitard une dernière fois. Il suffit de ces gens qui n’ont de Vert que le nom et participent à la destruction de toute écologie locale en conspuant les identités culturelles immémoriales.

L’avenir n’est pas ailleurs, il est seulement ce que nous faisons de ce présent, ici et maintenant. Nos élites sont tarabustées par l’ailleurs, parce qu’elles sont vides à l’intérieur. Elles voudraient vous dire d’aller voir ailleurs et à l’ailleurs de venir voir ici. Ils sont obsédés par l’ailleurs. Ils ignorent nos 8 millions de pauvres, ils enjambent nos sdf au coin de la rue, ils restent indifférents aux retraites de misère de nos agriculteurs, ils se fichent des difficultés rencontrées par nos handicapés et leurs familles mais ils se complaisent dans une charité abstraite qui se soucie du miséreux du bout du monde. Ils adorent être généreux avec l’argent des Français mais leur coeur est indifférent à a misère palpable et visible de chez nous. Tout ceci est insupportable! Tout ceci est injuste…

. Ils nous emmenés si bas, que parfois nous doutons de nous-même, et nous croyons presque ne plus savoir qui nous sommes. Et pourtant, regardez autour de vous, elle est là notre identité, immédiate, palpable, concrète, et c’est vous, et c’est nous ensemble. Notre identité n’est pas agressive, elle est magnifique ; notre identité n’est pas belliqueuse, elle est harmonieuse. Notre identité n’est pas le passé, elle est l’avenir ! Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut, nous a enseigné Frédéric Mistral.

Mes amis, nous voici entrés dans la dernière ligne droite. Nous avons une équipe solide, un projet réaliste et réalisable, complet, articulé autour d’une vision.

Je vous le dis avec toute la détermination qui m’anime et anime l’ensemble de nos candidats, je vous le dis avec toute ma foi et mon espérance : OUI à la tête de cette région nous changerons les choses – pour nos entreprises, pour nos agriculteurs, pour nos foyers, pour notre jeunesse et pour nos ainés ! Pour la France, comme une lueur d’espoir, comme cette flamme de la Résistance qui ne peut pas s’éteindre, car le 13 décembre au soir toute la France regardera en direction de notre Région.

Aujourd’hui, vous avez enfin la possibilité de dire ces mots : « J’ai vu finir le monde ancien ».

Ceux qui vous ont trop longtemps gouverné errent aujourd’hui comme des somnambules, battant le rappel de tous leurs amis zombis, qui croient certainement que le Lubéron c’est une résidence secondaire avec piscine à débordement et croient que les habitants de Cannes vivent toute l’année sur un tapis rouge.

Leur débandade est déjà flagrante. Ils croient sonner le tocsin, mais en réalité c’est pour eux maintenant que sonne le glas. Le 13 décembre, nous agiterons nos mouchoirs pour leur dire au-revoir, pas avec tristesse mais avec une joie immense.

Soyez fidèles à ce que vous êtes :

La Provence, les Alpes comme le Pays niçois sont des terres de résistance et d’insoumission. Des pays à qui on ne la fait pas. C’est dans ces terroirs de France, à toutes époques, que des hommes et femmes se sont levés et ont dit quelque chose comme « Maintenant ça suffit ». Ou « On ne recule plus ». « Il ne faut renoncer à rien », comme disait Giono.

C’est à ce même élan de courage que je vous appelle tous. Ne renonçons à rien ! OUI, nous pouvons gagner, dès demain !

Il n’est plus temps de subir ou de choisir, le choix est simple: le suicide ou le sursaut.

Le 13 décembre prochain, je vous propose le sursaut!