Soucieux de faire vivre le débat des idées pour l’entre-deux tours, radio Alpes 1 s’est lancé dans une analyse de trois points « du programme frontiste » (http://alpesdusud.alpes1.com/infos/infos-locales?view=info&id_news=37139). Nous souhaitons y apporter quelques précisions qui feront nous l’espérons vivre le débat :

Sur les marchés publics, nous confirmons que le critère prix n’est pas celui forcément prépondérant, et que nous sommes prêts à payer 1 centime de plus le kilo de pommes ou de viande pour faire travailler un producteur local. Toutes les collectivités (et pas seulement celles dirigées par le Front national) pratiquant le patriotisme économique et le soutien à leurs entreprises locales le font en prenant les autres critères comme un peu plus important que le seul critère prix. Si la règle du marché public est ainsi rédigée, les recours en contestation ne seraient pas fondés et seraient rejetés très naturellement par la justice administrative.

Sur le remboursement des aides octroyées en cas de délocalisation, si le préfet peut agir sur les aides de l’Etat (crédits d’impôts, réductions de cotisations sociales), ABSOLUMENT RIEN dans la loi française n’interdit à une collectivité d’inscrire dans les conventions de partenariat (elles mêmes obligatoires lors des versements de ces subventions ou de ces aides) l’obligation de rester sur un territoire géographique donné et de rendre caduc l’aide en cas de délocalisation (devenant donc remboursable).

Enfin sur les chiffres de l’aide aux entreprises, si le montant donné lors de l’échange sur les ondes d’Alpes 1 est erroné, celui avancé par le CESER mérite d’être détaillé : le compte administratif de la région (qui devrait faire foi) n’avance lui que 78,8 millions d’€uros en investissement et 102,9 millions en fonctionnement dans la politique de développement économique « formation, économie et innovation ».

Amaury Navarranne, tête de liste La France Plein Sud dans les Hautes-Alpes